Concerts

05.02.2022
à
20:00
au Conservatoire de Musique de la Ville d'Esch/Alzette

Alexander Madzar

Né à Belgrade, en 1968, Aleksandar Madžar a commencé à étudier le piano avec Gordana Malinovic puis Arbo Valdma, à l’Académie de musique de Belgrade. Il travaille ensuite avec Elisso Virsaladze, à Moscou, et avec Daniel Blumenthal, à Bruxelles. Lauréat de plusieurs prix, dont le 3e Prix au Concours international de Leeds (1996), il remporte le 1er Prix au Concours d’exécution musicale de Genève (1987), au Concours international Ferruccio Busoni (1989) et au Concours Umberto Micheli (1997). En 1990, il a fait ses débuts sur scène avec les Berliner Philharmoniker placés sous la direction d’Iván Fischer. Depuis lors, il s’est produit régulièrement en récital ou en musique de chambre, à travers toute l’Europe. Occasionnellement aussi, il part en tournée en Amérique du Nord et du Sud, en Afrique du Sud et en Extrême-Orient. Aleksandar Madžar enseigne au Koninklijk Conservatorium de Bruxelles.

Le Conservatoire d’Esch est membre du réseau Kulturpass.

Programme :

Ludwig van Beethoven
– Diabelli Variations, Op.120

En 1819, Anton Diabelli demande à cinquante compositeurs d’écrire une variation sur l’une de ses valses. Czerny, Hummel, Moscheles, Franz Xaver Mozart (le fils de Wolfgang Amadeus), Schubert, l’archiduc Rodolphe (mécène de Beethoven), le jeune Liszt de huit ans et d’autres musiciens respectent les termes de cette sollicitation. Quant à Beethoven, il les dynamite puisqu’il compose… trente-trois variations.

Il effectue son travail en deux temps: vingt-trois variations en 1819, puis dix variations entre la fin de l’année 1822 et le début de 1823, après avoir composé la Missa solemnis et ses trois dernières sonates pour piano. Diabelli décide de publier ses variations séparément du recueil collectif.

César Franck
– Prélude, Aria et Final

La dernière œuvre pour piano de Franck parut en 1888, soit deux ans avant sa mort. Il est difficile de croire que ce cycle n’a pas connu le même succès que Prélude, Choral et Fugue tant est grande l’expressivité des deux premiers mouvements, Prélude et Aria. Le lien puissant à la religiosité et à la musique sacrée dans lesquels Franck a puisé son inspiration est nettement apparent. Profondément croyant, le compositeur fut plusieurs décennies durant organiste à Sainte-Clotilde à Paris.